Etoile

 

Celui qui cueille une étoile

“Celui qui cueille une fleur dérange une étoile” Théodore Monod aimait rapporter ces vers de Francis Thomson. Son parcours lui avait permis de comprendre que tout ce qui existe est relié. Minéral, végétal, animal, humain... pour lui la Vie dans ses multiples dimensions formait un Tout. Une unité. J’ai réinterprété ce vers en préférant célébrer l’étoile plutôt que de la déranger. Mais l’idée de cette série d’oeuvres est la même : exprimer la Vie comme un Tout unifié, présente là où on ne pense pas qu’elle puisse être.

C’est ainsi que je suis parti explorer les étoiles. J’ai cherché au fond de mon imaginaire à quoi pouvait ressembler là haut le tango du minéral et du végétal. J’y ai découvert des galaxies végétales où le vent peint des silences. Des fleurs minérales aux visages de velours. Une matière noire cristallisant l’acier, capable de refléter la lumière de nos ombres. Dans le noir incandescent j’ai appris que les étoiles sont les chakras du Ciel. En leur coeur reposent des temples sans autels. Des soleils intérieurs où cheminent les cueilleurs d’éternité.

Même cachées en plein jour, debout dehors les étoiles veillent sur ceux qui les contemplent.
 

Fleur d’Aludra

Aludra (la Vierge), étoile de la constellation du Grand Chien.
Obsidienne, quartz, cristal recyclé, fibres optiques, vitrine autel en bois. 2018.

 

Fleur de Simiram

Simiram (la mer éclairée par le soleil), étoile de la constellation de la Carène.
Acier cristallisé, cristal recyclé. 2018.

 

Ecorce de fleur de Marut

Marut (nom sanskrit d’un des dieux hindous du vent), étoile de la constellation des Voiles.
Acier cristallisé, bronze. 2018.

 

Les Galaxies Végétales

Encres, brou de noix et dioxyde de titane. 2018.