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  Morceaux choisis (critiques, presse...)
Francis Parent
Critique d'Art,
membre de l'AICA
Novembre 2005
 

Un livre sur les sculptures de Stéphane Guiran : des exquis mots pour le dire
Né en 1968 (un "évènement" déjà…), venu à la création il y a peu (diriger la vie des autres ou digérer la sienne, il faut choisir…), Stéphane Guiran cherchait comment dire (après comment taire) sa sensibilité artistique. "La sculpture m'a ouvert la voix", confesse t-il dans ce livre qui retrace un an passé dans un atelier-squatt de Barcelone. Et il n'y a pas là, faute d'orthographe, puisque, sous la tension, pour nous, il avoue : "J'ai essayé de sculpter l'Esprit. Voire l'attention. Et les mots. Si vous saviez. J'adore les mots. Les travestir. Les dessouder. Les mélanger en surprises trébuchantes"...

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www.Art11.com
septembre 2004
  "Le coup de coeur de la semaine : Traits en Ligne de Stéphane Guiran
Du 15 juillet au 15 novembre 2004, le sculpteur Stéphane Guiran expose une série de photos sur les croquis et maquettes de sculptures réalisées en 2004. Cette exposition se déroule sur internet. Elle est l'occasion pour l'artiste de partager un regard sur l'amont de son travail, sur les étapes de recherche qui précèdent la réalisation d'une sculpture.
Le visiteur entre dans un lieu d'exposition imaginaire et suit un parcours (interactif) à travers 4 salles qui présentent chacune une étape du travail de création. Il peut ensuite se rendre dans la galerie et commander les photos réalisées par l'artiste pour l'exposition."
www.artmaniaque.com
septembre 2004
 

Le sculpteur Stéphane Guiran a eu un premier semestre 2004 productif. Ses carnets croquis toujours près de lui, un près du lit, un dans la cuisine, au cas où une idée viendrait à lui. Il laisse danser sur ses feuilles des lignes, des crayonnages, des ombres. Puis vient la première maquette avant la sculpture elle-même.
Après une exposition en Avril 2004, il décide cette fois de créer une exposition originale sur son site internet. L’artiste nous accorde une interview pour discuter de ses travaux...

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Ilénéa Cornéa
Critique d'Art
Texte rédigé à l'occasion
des "Fers en l'air"
Juin 2004
 

Stéphane Guiran est un poète forgeron qui fait ses vocalises dans l’espace. Sa démarche est sincère comme toute démarche réellement artistique. Sa pensée ingénue, un peu mystique. Mystique comme celle d’un Mondrian, ou d’un Brancusi pour lequel la matière doit se transformer en miracle. Son art est de l’ordre de l’intime. Son monde est fait des mots qui nomment les choses en les faisant accéder ainsi à des réalités secrètes puis de matière brute transfigurée en forme abstraite...

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Isabelle Scheibli
Ecrivain, Journaliste
Texte rédigé à l'occasion
des "Fers en l'air,
Rubrique Culture,
L'Hebdo (Vaucluse)"
Juin 2004
 

Prenez un bon kilo de talent, une demi-livre de légèreté, 100 grammes d'humour, autant de poésie et de joie de vivre, et cela donne Stéphane Guiran et ses sculptures couleur de rouille qui s'enroulent et puis s'envolent. Voilà un jeune autodidacte, venu du monde de l'entreprise, qui a découvert le travail du métal en 2001. En trois ans, il est devenu un artiste étonnant de maîtrise du matériau et de sûreté dans son inspiration.
Guiran a choisi un lieu tout nouveau à Eygalières, La Galerie, pour présenter une dizaine de pièces. C'est sur la tôle du fer qu'il a jeté son dévolu. Il la découpe en long rubans qu'il courbe et soude pour donner des volutes qui s'enlacent, se nouent et se dénouent puis s'élancent vers le haut. "Je pars d'une matière qui est lourde et j'essaye de faire passer l'idée qu'il y a de l'air dedans. On peut faire du léger avec du lourd. C'est le mariage de la matière avec l'esprit qui m'intéresse." dit-il. On dirait les oeuvres de Guiran coulées, tels des bronzes denses et pesants, et pourtant elles dégagent un élan, une légèreté incompréhensibles. Elles décrivent dans l'espace des lignes virevoltantes et alertes comme autant de calligraphies. Le tour de passe-passe technique qui consiste à réaliser des pièces creuses "pleines d'air", leur donne une fluidité, une vivacité et une gaieté inattendues. Adieu la gravité sévère des sculptures en fonte. C'est un aimable dialogue entre l'air et le fer qui s'établit. Sur le mode de la chansonnette, bien sûr. "Air, je te nomme, toi mon subtil associé" dit le fer. "Fer, très chair, libre à toi de venir t'unir, mais pour danser avec moi..." répond l'air. Car Guiran met des mots sur ses sculptures, des mots doux et légers. Il nous fredonne sa démarche et, à petites phrases, chantonne ses doutes et se demande "comment charger de paix un objet conçu à coups de crayons et mis au monde à coups de marteaux". Et puis il y a les photos, les détails agrandis de ses pièces où l'on ressent la matière, la patine du métal plus véritablement encore que dans la réalité. Le regard de l'artiste sur ses réalisations se fait alors sensuel et charnel.
Stéphane Guiran possède un réel talent qui s'est épanoui à grande vitesse. Il a été remarqué à la Biennale de Florence en 2003 et ce n'est pas étonnant. Il a prévu d'aller passer un an à Barcelone "la Mecque de l'Art Contemporain". Il a envie de rebondir et de continuer à faire rire le fer.